Trae Young, longtemps sous les radars : “J’ai toujours eu le sentiment d’être meilleur qu’eux techniquement, mais personne ne voulait le voulait voir”

Trae Young, longtemps sous les radars : “J’ai toujours eu le sentiment d’être meilleur qu’eux techniquement, mais personne ne voulait le voulait voir”

Avant de prendre une vingtaine de centimètres en quelques mois, Anthony Davis ne faisait pas du tout partie des meilleurs prospects de son âge. Il n’a donc pas pu, comme Derrick Rose ou Jayson Tatum, se forger grâce aux rivalités avec les autres stars de son âge qu’étaient Michael Kidd-Gilchrist, Bradley Beal ou encore Austin Rivers.

“Je ne connais même pas ces gars avant ma dernière année au lycée. Je n’étais pas très précoce.” Anthony Davis.

À la place, Davis s’est forgé en admirant Derrick Rose, qui est né à Chicago comme lui, ou encore LeBron James.

“C’est marrant, parce que maintenant James et moi on est coéquipier. On parle tout le temps du fait que j’allais à son camp avec ses chaussures, que j’attendais de le voir quand j’étais plus jeune. Maintenant, j’ai l’opportunité de jouer à ses côtés.” Anthony Davis.

Bon, l’ailier fort n’était clairement pas aussi fort que son aîné au même âge. Mais sa formation d’arrière, le poste où il jouait avant de grandir, lui a permis de développer un jeu très polyvalent.

“Je m’assurais d’essayer de faire les mêmes choses que lui. C’était un gars de 2m03, puissant qui pouvait passer, dribbler, tirer… C’était les mêmes choses que ce que je voulais faire. Je voulais monter la balle, mener le jeu depuis l’aile. Je devais faire pareil au lycée, je devais acheter ses chaussures et je porte le 23 grâce à lui. Il y a une longue histoire derrière ça, mais c’est le gars que j’admirais, je voulais être lui.” Anthony Davis.

LeBron James a pu passer directement du lycée à la NBA, ce qui n’a pas été le cas de Davis. Il a donc choisi d’être coaché en NCAA par le même homme qui a permis l’éclosion de son autre modèle Derrick Rose : John Calipari.

“Je poursuivais LeBron et D-Rose. Rose, comme j’étais à Chicago, il y avait toujours les matchs des Bulls à la télé. Donc j’ai pu le regarder. Quand il était allé à l’université puis en NBA, il a fait beaucoup de choses pour le jeu et la ville. Mon modèle, c’était une combinaison de Rose et LeBron. Je n’étais pas un joueur à potentiel, donc je ne regardais pas les autres gars de ma classe.” Anthony Davis.

Autre joueur à être passé sous les radars pendant très longtemps : Trae Young. Avant d’exploser pour sa seule saison à l’université et d’enchaîner les passes et les trois points comme des perles sous le maillot d’Atlanta, le jeune meneur n’attirait pas le regard des scouts, contrairement à Michael Porter Jr, Deandre Ayton, Collin Sexton ou encore d’autres joueurs qui ne sont toujours pas en NBA, comme Trevon Duval, Quade Green ou Jaylen Hands.

“Ils étaient tous considérés comme les meilleurs meneurs. Je jouais contre eux, et pour être honnête j’ai toujours eu le sentiment d’être meilleur qu’eux techniquement, mais personne ne voulait le voulait voir. C’est assez dingue, mais je fais les mêmes trucs maintenant qu’au lycée. C’est juste que les gens l’apprécient plus plus maintenant. J’ai commencé à de mois en moins m’intéresser aux classements, mais j’ai toujours eu comme impression que les observateurs ne voulaient pas changer leurs classements. Je ne sais pas trop pourquoi. Ce n’était même pas parce que je n’étais pas assez bon, c’est juste, je pense, qu’ils ne voulaient pas changer d’avis. Au lycée, les gens étaient excités à propos de gars super athlétiques, et c’est tout. Mais quand on atteint des niveaux un peu plus élevés, et que tout le monde est athlétique, ça s’équilibre un peu et la technique prend plus d’importance. J’ai toujours été en avance par rapport à eux sur ce point. Ils étaient bons, mais dans d’autres domaines.” Trae Young.

Contrairement à beaucoup d’autres joueurs, Young n’était pas obsédé par l’idée de se mesurer aux autres jeunes de sa classe d’âge.

“J’essayais juste d’être la meilleure version de moi-même, je me battais contre moi chaque soir. Je n’essayais pas de me mesurer aux autres. Maintenant, je veux être parmi les meilleurs donc j’essaye de me comparer aux meilleurs meneurs et meilleurs joueurs de la ligue. C’est comme ça que je vois les choses.” Trae Young.

Via The Athletic.

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