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Entre hommage à Michael Jordan et attitude revancharde, Kai Jones déjà prêt à tout casser

Avec le 19ème choix de la dernière draft, les Hornets ont choisi de prendre une allure internationale en choisissant le Bahaméen Kai Jones en provenance de Texas. Après deux saisons à sortir majoritairement du banc, il tournait l’année dernière à 8,8 points, 4,8 rebonds et quasiment 1 contre et 1 interception en 22,8 minutes avec une adresse de 58%, le pivot a été nommé meilleur sixième homme de Big 12 l’année dernière. Avec 2,11 mètres sous la toise, ses qualités athlétiques sont déjà réputées, mais c’est un autre élément de son jeu qui a satisfait son coach. Et il a hâte de le voir lors du training camp, où il devrait montrer sa pleine mesure.

 » Sa longueur, sa taille, ses qualités athlétiques. Je pense que la chose qu’il fait le mieux actuellement, c’est qu’il court à un niveau élite. Il peut courir avec nos jeunes joueurs. Je pense qu’avant que vous ne le voyiez sur le terrain avec Melo ( LaMelo Ball) et le groupe entier, nous n’aurons pas de réel aperçu de ce qu’il peut être pour notre programme. Il travaille actuellement en Summer League et essaye de tout assimiler, mais c’est un athlète incroyable. »

En plus d’être un premier tour de draft, Kai Jones sera aussi une attraction supplémentaire l’année prochaine. En effet, pour la première fois depuis qu’il est devenu propriétaire, Michael Jordan verra un joueur de sa franchise porter son numéro 23. Et ce joueur, c’est évidemment Kai Jones.

 » C’est un numéro légendaire et je pense que Michael Jordan a eu un gros impact sur ma façon de jouer au basketball. Surtout durant la pandémie. C’est là que j’ai vraiment décidé d’élever mon jeu à un niveau supérieur. J’ai essayé d’avoir le numéro 22, mais un autre joueur l’avait. Et le 13, mais il est retiré. Donc j’ai dit, « Pourquoi pas le 23 ? », après tout. Et j’ai eu le sentiment qu’il m’allait bien. »

Il révèle d’ailleurs que si lui ne lui en a pas parlé directement, la franchise a tout de même tenu à voir ça avec  » His Airness » en personne. Mais au-delà du numéro, c’est l’hommage à Michael Jordan qui importe pour Jones.

 » Non, je ne lui en ai pas parlé, mais quand j’ai décidé (de prendre le numéro 23), les Hornets ont vu ça avec lui et ont réglé ça avec lui. J’ai aussi pensé que c’était une superbe façon de l’honorer. Essayer d’être le meilleur athlète possible. C’est un rappel à moi même, puisque j’ai l’impression que Michael a atteint son potentiel maximum dans la ligue . Il a développé chaque aspect de son jeu. Il a gagné des titres, des trophées de MVP. C’est une inspiration. Donc j’essaie d’être le meilleur possible. »

Toutefois, n’imaginez pas une seconde que cela va rajouter de la pression au jeune pivot.

 » Absolument pas. En NBA, vous devez aller jouer et performer. Si j’avais porté le numéro 0, il y aurait eu de la pression. Ça n’importe pas. Je dois toujours performer, que je porte le 23, 22, 0 ou 5. »

D’ailleurs, MJ n’est pas la seule inspiration pour Jones. Pour cela, il regarde aussi évidemment d’autres joueurs au physique proche du sien.

 » Giannis Antetokounmpo et Kevin Durant. Ce sont les gars que je regarde. Ils sont tous les deux grands et ils sont capables de jouer partout. Ils peuvent shooter, dribbler, passer. Giannis ne shoote pas vraiment comme KD, mais j’ai l’impression qu’ils ont le même physique. J’essaye juste de m’inspirer de leur cadence et de la façon dont ils jouent au basket. »

En attendant, Jones présent en Summer League, tâche de se perfectionner, prouver aux autres et profiter. Et semble-t-il que cette expérience NBA donne déjà des résultats.

« C’est juste un moment magnifique et amusant. J’apprends beaucoup. Il y a eu beaucoup d’évolution lors des deux dernières semaines: le rythme du jeu, les différents systèmes, les détails, comment lire le jeu. Jouer à face à des joueurs de haut niveau et jouer en Summer League. C’est juste amusant. Juste être professionnel. C’est vraiment amusant. »

En tant que rookie, il devra batailler pour trouver sa place au sein d’une franchise qui a loupé les playoffs d’un rien l’année dernière. Dans un roster qui a perdu Cody Zeller, il a un coup à jouer pour obtenir des minutes. Et il a déjà une petite idée de comment les obtenir.

 » La chose la plus importante et de venir et d’être compétitif. Je suis un rookie et j’ai beaucoup à prouver. Montrer que vous pouvez contribuer à gagner, contrer des tirs, prendre des rebonds, scorer. C’est de cette façon que je compte rentrer sur le terrain. En faisant toutes ces choses comme il faut. »

Et ses objectifs pour la saison prochaine ne montrent d’ailleurs rien d’autre que cette ambition. Ce qu’il ambitionne, c’est d’impressionner.

 » De tout déchirer. Tout déchirer. Montrer ma polyvalence et devenir meilleur chaque jour. Je veux arriver au training camp et montrer mon jeu à tout le monde. Continuer à évoluer et devenir meilleur chaque jour. »

Et pour trouver sa motivation, Kai Jones s’appuie des choses simples. Son amour pour le basket et la volonté d’atteindre son maximum. Mais il tient aussi à montrer qu’il méritait mieux que la 19ème place à la draft.

 » La volonté de devenir l’un des meilleurs. J’aime tellement le jeu. Juste être la meilleure version de moi-même. Je comprends que ça demande beaucoup de travail, d’entraînement et de confiance pour être l’un des meilleurs. J’ai vraiment des objectifs et des attentes élevées. J’ai cette chose qui me motive. Je me sens sous-estimé. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de monde qui est considéré meilleur que moi. Chaque jour, je suis motivé. Rien qu’en marchant à l’hôtel, juste en voyant les gars. Vous voyez quelqu’un vous passer devant tous les jours, qui voudra votre place. Vous voyez la place de quelqu’un, vous essayez de la lui prendre. Donc les autres me motivent. Venir des Bahamas me motive. Etre 19ème choix de la draft me motive. »

Même s’il accepte cette sélection en deuxième partie du premier tour, il semble qu’il aura toujours une motivation certaine face aux équipes qui l’ont laissé passer.

 » Je pense que j’ai été drafté où Dieu voulait que je le sois. Au final, il y avait 18 gars que les équipes ont considéré meilleurs que moi. J’ai beaucoup à prouver à cet égard. »

Via The Charlotte Observer

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