NBA Mock Draft by L’Echo des Parquets – N°5, Utah Jazz

NBA Mock Draft by L’Echo des Parquets – N°5, Utah Jazz

Utah Jazz guard Trey Burke (3) dribbles in the fourth quarter past Minnesota Timberwolves guard Ricky Rubio (9)

Comme un LeBron James qui reviendrait pour mettre un contre par derrière, la draft approche, et elle approche vite. L’équipe du podcast l’Echo des Parquets reste aux micros le dimanche, mais prend la plume pendant la semaine afin de mettre en lumière les choix et stratégies à adopter pour les cancres de la NBA avant d’aller au tableau recevoir leurs bons points. Après le choix des Cavaliers, des Bucks, des Sixers et du Magic, voici venu le temps de celui appartenant au Jazz d’Utah, tenu pour l’occasion par StillBallin (@StillBallinUnba).

With the fifth pick in the 2014 L’Echo des Parquets NBA Draft, the Utah Jazz select…

Un jour, la relation entre Jerry Sloan de son franchise player s’est éteinte. Le lendemain, le légendaire coach du Jazz faisait ses valises et mettait les 24 ans passés à la tête de la franchise dans son dos. Peu après, Deron Williams, puisque tel était le nom du franchise player, était transféré dans le New Jersey.

C’est depuis lors que le Jazz a entrepris une impressionnante opération de reconstruction à partir de jeunes joueurs pleins de promesses. Aujourd’hui, trois ans et demi après la fin brutale de l’ère Jerry Sloan, la franchise compte un jeune élément de talent sur chacun des postes titulaires: Enes Kanter, Derrick Favors, Gordon Hayward, Alec Burks et Trey Burke. Reconstruction réussie, serait-on tenté de dire. Et pourtant, on ne le dit pas. Pas encore ou peut-être jamais, le verdict est encore réservé.

Si ce Jazz en couche-culottes a connu une période des plus honnêtes entre fin novembre et fin février (20 victoires et 22 défaites), le bilan final est celui d’un cancre (25 victoires et 57 défaites). Certains diront, vraisemblablement à juste titre, qu’avant cette sympathique période, la formation mormone ne pouvait pas disposer d’un organisateur digne de ce nom (Burke était blessé) et que les défaites fleuves qui ont suivi le 20 victoires-22 défaites, portaient sans doute l’étendard du tanking. Difficile de juger si, en fin de compte, la saison a été prometteuse ou non.

A défaut de savoir si le Jazz est sur la bonne voie, on a pu constater que le fantastique duo d’intérieurs Favors-Kanter envisagé sur le papier ne fonctionnait pas aussi bien sur le parquet. Le papier voyait en eux des profils complémentaires (les qualités athlétiques et la défense pour Favors, le jeu au sol et la force offensive pour Kanter) mais les lattes de bois laqué ont fini par avouer que Favors était finalement plus performant sur le poste de pivot que sur celui d’ailier fort et que, de toute façon, son association avec le turc souffrait atrocement d’un manque de vitesse en défense. Or, il est plutôt ardu de faire bonne figure dans cette ligue sans une défense intérieure solide, comme Minnesota a pu le démontrer à son grand dam et malgré une grosse puissance de feu offensive.

Gordon Hayward s’est quant à lui révélé encore un peu tendre pour tenir le rôle de figure de proue d’une équipe compétitive et son efficacité en a payé le prix (41,3% aux tirs). Trey Burke s’est imposé comme un chef d’orchestre de qualité mais la magie entrevue dès ses débuts, après son retour de blessure, s’est un peu affadie. Sa défense et son adresse au scoring (38%) ont été assez préoccupantes. Enfin, l’arrière Alec Burks a mis le nez à la fenêtre cette année (14 pts/match à 45,7%) mais il lui reste encore à confirmer sur la durée.

Ce petit monde reste très jeune et n’est dans sa forme actuelle que depuis peu, sans compter que les difficultés de la raquette Kanter-Favors ne se sont révélées que cette saison. La faute à la franchise qui possède ces deux joueurs de façon simultanée depuis maintenant trois ans et qui aurait pu essayer sérieusement cette combinaison intérieure bien plus tôt. Elle aurait alors gagné du temps et peut-être déjà rectifié le tir (avant notamment, que la valeur de Kanter ne chute autant).

Tout est encore un peu frais et encore en attente du verdict définitif mais Alec Burks a montré qu’il pouvait être un très bon shooting guard titulaire et à partir de là, je trouve plutôt intéressante la combinaison complémentaire de ce scoreur axé sur l’attaque du cercle avec le vrai meneur prompt à dégainer de loin, Trey Burke (sans parler du plaisir d’avoir sous les yeux une ligne arrière “Burke-Burks”. Avec un peu d’efforts, Utah pourrait pousser le vice jusqu’à avoir un front-court Howard-Hayward-Hayward en recrutant Dwight et Lazar, et puisqu’on y est, une second unit menée par le duo Favors-Flavor en offrant un contrat de joueur à Flavor Flav). Au-delà des éventuelles difficultés de diction chez les langues peu vives, la paire Burke-Burks n’est toutefois pas sans faille, même potentiellement (défense? efficacité?) et donc pas intouchable si un rookie du feu de dieu pouvait être drafté à la place de l’un ou de l’autre.

Certains penseront peut-être à Dante Exum (1,98m, presque 19 ans) qui pourrait être un version bien meilleure d’Alec Burks. Ou bien pire, comme j’en ai discuté lors du choix de draft de Philadelphie. Il serait cependant dommage d’engager un talent qui en couvrirait un autre alors que d’autres prospects du même calibre et évoluant sur des postes plus mal lotis seront peut-être encore disponibles. Exum sera peut-être bien meilleur que Burks mais ce n’est pas une certitude et le Jazz ne peut pas vraiment se permettre de limiter lui-même son petit nombre d’atouts. Et tant que Burks n’a pas confirmé, il ne sera pas a priori assez intéressant de le transférer. Marcus Smart (1,91m, 20 ans, sophomore) offre bien plus de garantie qu’Exum et, normalement, ne devrait pas se mettre pas en travers de la doublette Burke-Burks (je suis désolé, je n’arrive pas à résister). Au contraire, il pourrait même la sublimer en apportant des choses primordiales qui lui font défaut.

Je suis toujours convaincu que trois joueurs peuvent avoir leur bonne trentaine de minutes chacun sur deux postes à condition qu’au moins l’un d’eux puisse évoluer sur ces deux positions avec un égal bonheur. Je ne dirais pas que Smart peut jouer comme un vrai meneur, ni qu’il en maîtrise suffisamment les bases, lui qui ne portait qu’assez peu la balle à Oklahoma State University (4,8 assists/match quand même). Mais son très beau sens du collectif (j’ai adoré le voir recevoir des ballons dans la course pour les renvoyer immédiatement à un coéquipier bien placé), sa bonne vision de jeu, sa qualité de dribble correcte et son agressivité offensive engendrant un tas de drive and kick/dish, me font penser qu’il devrait pouvoir prendre le relais de Trey (et être associé à Alec) sans causer trop de dégâts. Sur le poste 2 et flanqué de Trey pendant qu’Alec serait sur le banc, Smart retrouverait la position occupée à la fac.

Je reconnais que son shoot est suspect et que son jeu de pénétration risque de souffrir en NBA (très costaud mais pas suffisamment explosif, aérien et technique pour y être efficace à mon avis) mais ce n’est pas vraiment pour ses qualités de scoreur que je l’attends. En attaque, il apportera du mouvement, une très bienvenue agressivité dans cette tendre équipe, des lancers-francs, de l’altruisme, la capacité de soutenir le meneur si celui-ci est méchamment pressé, de l’intelligence de jeu, un peu de créativité et une belle rage de vaincre. Il s’agit de fonctions d’un role player mais elles feront beaucoup de bien entre Burke et Gordon Hayward, et aux côtés de Burks; au point à mon avis de cimenter la toute jeune formation. Il s’agit de fonctions de role player mais si personne ne s’occupe des tâches secondaires mais néanmoins indispensables, qui le fera? La formule associant scoreurs et role players a souvent fait ses preuves.

Mais le plus grand intérêt de faire venir Smart dans l’Utah est sa défense. Trey Burke est un vrai faiseur de jeu mais il souffre énormément de ce côté du terrain et cela ne changera vraisemblablement jamais avec son physique de criquet mal nourri. Avec Smart, le Jazz pourrait planqué Burke en lui assignant l’arrière le moins dangereux tandis que le taureau oklahoman se chargerait goulûment de la terreur adverse. Smart semble déjà être un défenseur d’élite, vraisemblablement celui qui fait défaut sur les lignes extérieures de l’équipe de Salt Lake City (Alec Burks n’est pas une foudre de guerre défensive) et dont chaque bonne équipe se doit d’avoir.

Marcus Smart s’annonce à mes yeux comme un simple role player, mais un role player d’un niveau tel qu’on n’oubliera jamais de le mentionner à l’occasion des victoires de son équipe. Facilitant beaucoup de choses en attaque, s’avérant être un atout défensif de poids et complétant excellemment les héros de la sitcom Burke et Burks, Smart ne fera certainement pas passer un cap à la franchise mormone mais il l’a solidifiera autant qu’elle en a besoin. Reste à voir s’il est prêt à accepter ce rôle et si le nouveau coach vraisemblablement sorti d’un comic Marvel ou D.C., Quin Snyder, se sent de réaliser la délicate rotation arrière que j’imagine. Ensuite, si Smart parvient à fiabiliser son shoot, le Jazz est bien. Très bien.

Je retiens l’intendant qui était déjà en train de floquer le maillot de la franchise avec le nom du combo-guard au physique de tank, parce qu’il y a peut-être d’autres prospects qui valent d’avantage le coup. J’ai dit qu’une petite équipe ne pouvait pas se permettre de gâcher ses maigres atouts en draftant un joueur sur les spots de Burke et Burks (sauf Smart, n’est-ce pas), je dis évidemment la même chose, et même avec plus de force, en ce qui concerne les postes d’ailier shooteur et de pivot, tenu respectivement par Gordon Hayward et, au choix, Derrick Favors Fav ou Enes Kanter.

Hayward est un ailier que beaucoup de monde aimerait avoir -intelligent, bon shooteur, créatif, altruiste et volontaire en défense-, si bien que le Jazz devra peut-être aligner les billets verts pour le conserver cet été (il est restricted free agent). Au milieu d’Hayward et des doubles Burk, Favors est bien parti pour être un très précieux pivot défensif pas non plus indigne en attaque. Pour l’instant, il a semble-t-il pris le pas sur Enes Kanter qui demeure un bel attaquant plutôt fort au rebond, mais souvent préfère-t-on, non sans raison, un bon défenseur intérieur à un bon scoreur intérieur. L’ancienne terreur européenne des catégories de jeunes est en effet un défenseur limité qui ne peut pas jouer sur le poste 4, ni manifestement être durablement associé à Favors sans que l’équipe en souffre.

Ainsi, les postes 1, 2, 3 et 5 (que ce dernier soit Favors ou Kanter) sont à peu près bien remplis et il serait pertinent d’éviter de drafter un prospect sur ces positions tant qu’il restera parmi les meilleurs prospects encore sans casquette NBA, un joueur aussi bon que les autres et évoluant sur le poste creux de la formation mormone, celui d’ailier fort. Mon museau renifleur s’orientera donc pour l’instant vers ces excellents power forwards potentiellement libres de tout marquage à hauteur de mon 5ème pick. Mais peut-être devrais-je ajouter un critère supplémentaire à mon philtre nasale. En effet, le Jazz est paru bien plus à l’aise avec un 4 qui s’écarte et créé des espaces, en l’occurrence Marvin Williams lequel occupait enfin le poste qui aurait dû être le sien toute sa carrière. Est-ce qu’il ne vaut donc pas mieux poursuivre dans cette direction? A mon sens, jouer de la sorte apporte en soi tellement d’avantages que ne peux qu’acquiescer vigoureusement.

Jabari Parker se coule merveilleusement dans ce moule en plus d’avoir le talent d’endosser la cape du go-to-guy confirmé qui manque aussi cruellement à cette équipe, et je rêverais de le voir tomber dans les griffes de ce cinquième spot. Chose hautement improbable malheureusement. J’utiliserais bien ce pick et Kanter pour prendre un siège un peu plus élevé dans la file de draft afin de l’attraper mais peu de franchises mordraient à l’hameçon je suppose. Le gredin que je suis pourrait également mettre Trey Burke dans la balance (ses défauts sont un peu trop insurmontables et pénalisants pour ne pas avoir à chercher mieux), notamment en vue de rafler le choix de Milwaukee pour qui l’absence d’un vrai meneur commence à faire sale. Leur prendre quelques uns des contrats dont ils veulent, me semble-t-il, se débarrasser (Mayo, Ilyasova, Sanders) pourrait aider aussi. Mais ça n’arrivera pas.

En regardant un peu plus bas, on trouve Noah “Long Bras” Vonley (2,06m, freshman), un vrai intérieur qui a montré un beau potentiel à longue distance cette année en affichant un impressionnant 48,5% de réussite à 3 pts. Il pourrait ainsi être ce power forward qui s’écarte que j’aimerais additionner au Jazz sauf qu’en réalité, il a plus souvent passé sa saison universitaire dans la raquette et ne se positionnait derrière la ligne primée qu’occasionnellement (1,1 tirs tentés par match à cette distance, 1,7 sur 40 minutes). S’écarter systématiquement comme Utah le voudrait dans mon idée de jeu n’est pas dans sa nature. Cela le deviendra peut-être mais ce n’est pas une certitude. Peut-être également que cela fera de lui un joueur différent et peut-être pas aussi intéressant que le prospect assuré d’être dans le top 10 de la draft qu’on a actuellement sous les yeux. Difficile de prédire comment sera un joueur qui a dû changer son jeu.

Autre motif de méfiance quant à l’idée de voir Vonley être utilisé en “stretch 4”, c’est que finalement on ne sait pas s’il est un shooteur aussi fiable que ce que ses 48% de réussite à longue distance veulent bien nous dire. Ce pourcentage est adossé à un faible nombre de tentatives ne saurait être réellement représentatif du talent du bonhomme en la matière, d’autant plus quand ce pourcentage a vu le jour au niveau NCAA où la ligne est moins éloignée (Javale McGee tournait à 33,3% à 3pts sur 1,3 tentés pendant sa dernière année de fac ; depuis qu’il est en NBA il n’a pas le droit d’en prendre…).

Ses qualités de shooteur demeurent donc une énigme ou au mieux, un potentiel. Vonley est peut-être un bon shooteur mais il ne l’est peut-être tout autant pas. Si je dois prendre un joueur parce que je veux un power forward qui s’écarte, j’ai intérêt d’être sûr qu’il s’écarte et qu’il est adroit à distance. Sûr, on ne peut pas l’être pour le jeune Hoosier d’Indiana University. Ces réserves étant prises, il ne serait toutefois pas illégitimes de tenter le coup. Avoir un Vonley qui aurait confirmé son potentiel serait assurément un atout génial et parfait pour cette équipe de Salt Lake City. Un intérieur qui s’écarte avec efficacité est un vrai bonheur quand il est également capable de jouer dans la raquette, de prendre des rebonds et de défendre sur les big men d’en face.

Mais une chose encore me gêne avec la sélection de Vonley. L’intérieur a des qualités partout mais il a encore beaucoup de choses à apprendre ou à développer (technique offensive intéressante mais à renforcer sérieusement; sens du jeu, QI basket et fondamentaux offensifs et défensives loin d’être satisfaisants). Cela n’a rien de très inquiétant, ni de très étonnant pour un joueur qui n’aura 19 ans qu’à la fin du mois d’août mais ce n’est que dans quelques temps que le positif qu’il apportera sur le terrain ne sera pas contrebalancé par le négatif.

Or, je ne pense pas que le Jazz -qui commence à peine à toucher les dividendes des investissements que sont Favors et Burks, draftés 4 et 3 ans auparavant, et attend ceux de Kanter- puisse se permettre de prendre encore un “talent à retardement”. La franchise doit commencer à chercher à gagner maintenant, à passer un cap, pour d’une part valider le projet actuellement en place (et pas perdre bêtement du temps sur une voie pas viable) et d’autre part parce que les cycles sont courts en NBA et que le chemin vers les sommets est long alors mieux vaut commencer sans tarder. Sinon, tout ça n’aura été que du surplace.

L’autre power forward, Julius “Main Gauche” Randle (2,06m, freshman) a le talent et le jeu déjà affirmé pour faire passer ce cap à la franchise implantée dans l’Utah. Déjà très attendu depuis ses années lycéennes, il a fait la transition avec le championnat universitaire comme si on ne lui avait pas dit qu’il n’était plus en high school. Inarrêtable scoreur à l’intérieur et défenseur solide dont l’équipe est arrivée en finale NCAA, il devrait être tout de suite un titulaire performant dans la grande ligue et au moins un “presqu’all-star” pendant sa carrière.

Avoir un excellent talent suffisamment sûr à leurs côtés serait à mon avis salvateur pour les jeunes du Jazz et pour l’équipe en général. Quelqu’un sur qui s’appuyer en toutes circonstances et suffisamment capable de prendre de grosses responsabilités pour soulager et libérer les autres jouvenceaux. Hayward, notamment, devrait être un peu moins ciblé, un peu moins sous pression. Attendre n’est plus une option pour Utah et le jeune power forward est le rookie parfait pour être compétitif dans l’immédiat.

Tout n’est toutefois pas rose dans ce choix. Randle ne shoote pas beaucoup et lui comme nous savons pourquoi. Son jeu s’exprime principalement dans la raquette et cela mettrait à mal le spacing dont le Jazz a semblé tant avoir besoin cette année. Cela dit, en remontant quelques plus vieux rapports de scouts, cette limite à distance n’était pas flagrante et sa mécanique de tir reste pas mauvaise (il tourne d’ailleurs à un pas trop moche 70,6% de réussite aux lancers-francs). L’espoir peut donc encore se permettre de lever timidement la main en signe de présence mais il vaudrait malgré tout avoir un plan B pour gagner en spacing.

Ça reste possible -plus difficile mais possible- avec deux intérieurs des raquettes comme l’ont fait San Antonio avec la paire Duncan-Splitter et Memphis avec Marc Gasol et Randolph. Les Pacers y arrivaient aussi en début de saison, avant que Paul George et Lance Stephenson rechignent à se tenir aussi souvent derrière la ligne à trois points. Si les trois extérieurs comprennent l’importance de se tenir loin du panier autant que possible ainsi que la notion de spacing, si des écrans par les intérieurs sont programmés à hauteur de cette fichue ligne (profitons de la mobilité de Favors et Randle, que diable), je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas marcher. En tout cas assez pour que cette équipe du Jazz additionnée de Randle passe un ou deux paliers. Et si la mayonnaise tournait finalement cacao, je subodore que le Texan passé par le Kentucky aurait fait suffisamment bien son boulot pour constituer à terme une monnaie d’échange des plus intéressantes.

Au-delà de son shoot, l’ancien Wildcat et son excellent jeu intérieur au sol devront aussi s’ajuster aux plus longs segments défensifs, de même qu’il devra apprendre à lâcher la balle de temps en temps et parvenir à scorer avec son côté droit. Mais c’est aussi pour ça qu’il sera encore disponible au moment où Utah aura ses deux minutes de gloire pendant cette draft. Du moins, qu’il devrait l’être en réalité et à en croire tout le monde car dans cette mock draft, il est actuellement en train d’essayer le maillot du Magic pour voir s’il tombe bien sur son postérieur.

J’avoue que la faible existence du shoot d’Old School Randle m’a poussé à couler un regard vers Dario Saric (20 ans, MVP et champion de la ligue adriatique) qui est aussi grand qu’un power forward (2,08m) et joue comme un ailier (régulièrement loin du panier donc). Gros QI Basket, excellent passeur, shooteur pas mauvais (et en progrès), défenseur volontaire, bon rebondeur, attaquant assez complet, bla, bla, bla. Certains parlent de lui comme l’un des prospects les plus talentueux de la draft.

Cependant, plusieurs choses m’ont retenu. Son physique d’épingle à nourrice risque de lui causer quelques problèmes dans la ligue américaine et sur le poste 4, son shoot n’est pas encore assez bon pour provoquer tout de suite le spacing désiré, son jeu reste assez calibré “Europe” (et il y en a pas mal à qui ça n’a pas réussi), son talent est réellement exploité quand il touche souvent la balle (ce qui ne sera pas suffisamment le cas en NBA, plus encore avec dans l’effectif des joueurs comme les Burke-Burks et Gordon Hayward qui ont aussi de quoi s’exprimer dans la création) et enfin, parce que rien ne dit qu’il posera ses graciles pieds sur le sol U.S. de sitôt. Or, je pense que le Jazz a besoin de montrer ce qu’il vaut maintenant et de commencer immédiatement à chercher à être compétitif.

L’éphémère habitant de Salt Lake City que je suis, fera donc son choix entre Marcus Smart et Julius Randle. En fait, je drafterai Smart vu que Randle est déjà pris par Lucas The Blue Floridian. Dans le monde de chair et d’os, beaucoup annoncent qu’Orlando prendra Smart, ce qui ferait de Randle mon choix définitif. D’autres, par contre, les voient prendre Dante Exum avec cette quatrième position donc Utah pourrait avoir à choisir entre l’arrière oklahoman et l’intérieur issu du Texas. Et c’est Randle qui rafle la mise dans mon esprit. Au stade où le Jazz est actuellement, je pense qu’avoir un joueur calibré “presqu’all star à venir très prochainement” sera d’avantage un facteur de victoire qu’un génial guerrier colmateur de failles. Meilleur est la tête de proue, meilleur est l’équipe.

Ici, force m’est de prendre Smart. Un choix par défaut, mais loin d’être un mauvais choix donc je peux garder un sourire serein en quittant les reliefs montagneux de l’Utah. Il n’y que l’intendant que j’avais retenu de floquer le nom de Smart sur le maillot de la franchise avant de lui dire peu après que c’était finalement bien lui qu’on allait faire venir dans l’équipe, chez qui je n’ai peut-être pas laissé un souvenir des plus agréables.

With the third pick in the 2014 L’Echo des Parquets NBA Draft, the Utah Jazz select…

Marcus Smart, from the University of Oklahoma State.

StillBallin (@StillBallinUnba)

1 Comment

  1. MothafunkerIsMyGOAT

    Très intéressant comme d'habitude !

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